ACIDE HYALURONIQUE : Mort aux rides !

22 juin 2011

À 30 ans, à peine visible, elle est presque charmante. À 40 ans elle commence à s’installer un peu trop.  À 50 ans elle « squate » définitivement nos visages.

LA RIDE, cet habitant inopportun qui s’incruste définitivement au beau milieu de notre front et qui nous dit chaque matin « et oui, ma vieille ! ». Chaque jour qui passe elle nous rappelle que décidément, nous nous faisons bel et bien agresser de toutes parts par ces satanés radicaux libres sans vergogne.

Alors, seule avec nos petites armes… secrètes bien sûr, nous luttons courageusement : nous hydratons, nous re-pulpons, nous nous tartinons de sérum, de crème, de fluide, de gel, tout y passe même les vieilles recettes aux concombres de nos grand-mères, on ne sait jamais…

Aujourd’hui, je suis une véritable performeuse du soin anti-rides. Mais LE SILLON (le fossé oui !) est toujours là, lui et les autres. Ils ont des noms d’animaux… la ride du lion, les pattes d’oie ou pire des noms qui en disent long… les rides d’amertume, les rides du soucieux… Ca se passe de commentaires….

Alors que faire ? Abandonner ? Ce n’est pas mon style, et puis souvenez-vous, je fais partie de ces gens qui pensent sincèrement que lorsqu’on ne fait rien, les choses empirent. Donc je poursuis mon combat, à l’affût de toutes les nouveautés et valeurs sûres de l’arsenal anti-rides moderne. J’enquête, je teste et j’adopte…ou pas.

Il y a 15 jours, j’ai testé une crème bio au très « branché » acide hyaluronique, la crème visage réparatrice Biokaliftin de chez Patyka.

Premier contact : agréable, bonne hydratation immédiate qui perdure pendant la journée, peau souple et douce. Après quelques jours, sensation de peau reposée, détendue, comme légèrement repulpée surtout au reveil (je l’applique aussi avant de me coucher). Ce n’est pas de la chirurgie mais il faut l’avouer, le résultat est quand-même bien là. Encouragée par ce résultat de bon augure, je poursuis donc sans résistance et décide d’investiguer un peu plus loin. Cette crème revendique une composition à l’acide hyaluronique de haut poids et de bas poids moléculaire…Qu’en est-il au juste ? Discours marketing ou vérités scientifiques ?

Pour commencer, quelques notions sur l’acide hyaluronique.

En fait l’acide hyaluronique est une molécule naturellement présente dans tous les tissus conjonctifs de notre corps auxquels il apporte maintient et cohésion. 50% de notre acide hyaluronique se situe dans la peau. Sous l’action des radicaux libres (intrinsèques et extrinsèques), aux alentours de 50 ans, nous perdons environ la moitié de notre capital d’acide hyaluronique (quelle déchéance…).

C’est dommage car son rôle est fondamental dans l’hydratation, la souplesse et l’élasticité de celle-ci. Il structure véritablement notre tissu cutané. Comme en rhumatologie pour le traitement de l’arthrose, en cosmétologie on maîtrise de mieux en mieux ses différents mécanismes et sites d’actions, ses propriétés médicales et cosmétiques, et les moyens de s’en servir. On sait aussi désormais reproduire à l’identique par synthèse cette substance naturelle qu’on extrayait autrefois… de la crête de coq.

Voyons maintenant ensemble cette notion de poids moléculaire et ses répercutions en cosmétologie

Une molécule de haut poids moléculaire est une molécule de grosse taille qui restera en surface de la peau. A l’inverse une molécule de bas poids moléculaire plus petite traversera plus aisément les différentes couches de l’épiderme jusqu’au derme, véritable tissu de soutien grâce à la présence concomitante du collagène, de l’élastine, de l’acide hyaluronique et des fibroblastes (cellules de la peau). La plupart du temps, l’acide hyaluronique utilisé dans les soins cosmétiques est de haut poids moléculaire et assure une excellente hydratation de surface. Patyka avec sa gamme Biokaliftin va plus loin en y associant un acide hyaluronique à bas poids moléculaire capable de « travailler » dans les couches plus profondes de la peau.

Des études in vitro et in vivo, montrent une action de l’acide hyaluronique de bas poids sur 3 points clefs de l’affaissement de la peau : l’hydratation profonde (1), la régénération tissulaire (2) et la cicatrisation (3):

- L’hydratation : comme une éponge l’acide hyaluronique de bas poids moléculaire capte l’eau et assure ainsi l’hydratation des couches plus profondes de la peau. Notre ami a la capacité de capter jusqu’à mille fois son poids en eau ! (En surface, l’acide hyaluronique de haut poids moléculaire aura les mêmes effets sur l’hydratation des couches superficielles de l’épiderme).

- La régénération tissulaire : au niveau du derme, il stimule la synthèse de collagène et augmente la production de fibroblastes principaux  producteurs d’acide hyaluronique. La peau rechargée en collagène et en acide hyaluronique est plus tonique, plus ferme et réhydratée.

- La cicatrisation : en stimulant la prolifération cellulaire, il contribue au renouvellement de l’épithélium. En cosmétologie cela se traduit par une peau en surface renouvelée, moins rugueuse, plus douce.

L’acide hyaluronique est donc une substance parfaitement naturelle et totalement inoffensive, ce qui explique son utilisation dans les produits bio ecocertifiés. Il possède des vertus cosmétiques tout à fait intéressantes notamment en terme d’hydratation, mais ses performances anti-rides vont bien au delà de la simple hydratation avec des acides hyaluroniques capables d’agir plus profondément au sein du tissu cutané. Actuellement, peu de marques proposent des soins aux « deux acides hyaluroniques » capables d’hydrater en surface et d’agir en profondeur.

Et l’acide hyaluronique en comprimés ?

Confiante, j’ai donc décidé de combattre mes rides avec la crème visage réparatrice Biokaliftin. Téméraire, j’ai même entreprit  d’aller plus loin dans mon audace… Je fais une cure d’acide hyaluronique en comprimé. Au départ sceptique, j’ai quand même voulu en savoir un peu plus sur les dernières découvertes concernant les possibilités de l’acide hyaluronique pris par voie orale. J’ai obtenu ma réponse au travers notamment, une série d’études fort intéressantes :

L’une d’entre elles a été effectuée au Japon à l’université d’Ohtsuma au Japon et portait cette fois-ci sur un groupe de 96 femmes agées de 22 à 65 ans auxquelles on avait administré durant 45 jours 40 mg d’acide hyaluronique. Les résultats ont montré une amélioration importante de plusieurs paramètres physiologiques et en particulier l’hydratation du visage et la texture plus douce de la peau.

Ces études tendent à penser que l’acide hyaluronique de faible poids moléculaire pris par voie orale est effectivement absorbé par l’organisme d’une part et qu’il contribue à améliorer la qualité de la peau d’autre part, grâce à une meilleure hydratation cutanée et une amélioration du processus de cicatrisation et de régénération des tissus cutanés. Il participe ainsi à l’atténuation des rides et ridules, sans doute à leur prévention. L’acide hyaluronique en comprimé agirait donc bien de l’intérieur sur notre peau et ceci de façon positive.

Et c’est ainsi que remontée à bloc par tant de bonnes nouvelles, je me retrouve en over-cure d’acide hyaluronique. Bonne élève jusqu’au bout des ongles, je poursuis mon alimentation anti-oxydante bourrée de fruits et légumes, quelques compléments alimentaires bio aux propriétés anti-oxydantes puissantes si je ne mange pas mes 5 fruits et légumes par jour, un sommeil réparateur (qui répare tout et surtout les rides!) et un peu de sport (mais pas trop, ça use !). Avec ça, si je peux éviter les injections de botox, j’ai tout gagné.

J’ai peur des piqûres… je ne vous l’avais pas dit ?

(1) Clinical trial report : « clinical efficacy evaluation of tree moisturizing products in improvement of mosture content of the skin » Ealled skin research center co, 2006

(2) « Hyaluronan facilitates transforming groth factor beta 1 mediated fibroblast proliferation » Meran S et al. JB 283(10) 6530-6545, 2008

« Hyaluronate fragments reverse skin atrophy by a CD 44 dependant mechanism » Kaya G et al. plos med 3(12): e493, 2006

(3) « Hyaluronate acid in the treatment and prevention of skin deseases: molecular biological, pharmaceutical and clinical aspects » Weindl G et al Skin pharmacol physiol 17(5):207-213, 2004

« Differential effects of hyaluronan and its fragments on fibroblasts: relation to wound healing » David Raoudi M et al Wound repair regen, 16(2):274-87, 2008

Références : nutranews 2008/11

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